Festival d'Angoulême 2012
Eh bien voilà, l'évènement que j'attends le plus chaque année est bel et bien terminé. Il va me falloir désormais patienter douze longs mois avant de pouvoir à nouveau m'immerger complètement dans ce monde étrange qu'est celui du festival d'Angoulême.
Cette année encore, j'ai fait de très belle rencontre avec de nombreux auteurs. Bien plus que la dédicace, qui est une sorte de trophée que l'on peut exhiber fièrement devant les amis et la famille, c'est surtout l'échange avec des gens dont on admire le travail qui est enrichissant. Pouvoir parler avec eux de leurs oeuvres, aborder leurs projets futurs, leur dire ce qu'on a aimé dans leur travail, je trouve vraiment ce moment fantastique.
Hélas, pour y parvenir, il faut faire preuve de patience, de beaucoup de patience même. Il y a beaucoup de "pros" de la dédicace dans les queues, des mecs et des nanas (mais surtout des mecs, d'un certain âge même souvent...) dont certains viennent avec leur tabouret pliant ou même carrément une chaise, d'autres qui déposent des sacs un peu partout (sacs étant censés les représenter dans la queue, ce qui leur permet de faire plusieurs queues à la fois...). Parmi ces individus, on trouve même pas mal d'exentriques qui font peur (faites que je ne porte jamais une cravate Marsupilami, que je ne me balade jamais avec mes bd emballée dans du papier à bulles, que je ne m'enguele pas avec un pote parce qu'il m'est passé devant dans la queue...).
J'ai quand même eu droit à 18 albums dédicacés, ce qui est quand même un bel exploit. Petits articles sur ces rencontres très prochainement ici-même...
The Kills "Last goodbye"
Putain, les Kills mettent le paquet !! Trop beau...
Cake "Mustache Man"
Il a quand même grave la classe Mustache Man !!
Sans identité
Le docteur américain Martin Harris se rend à Berlin avec sa femme pour participer à une grande conférence qui doit apporter enfin de réelles solutions à la faim dans le monde. Arrivé à son hôtel, Harris se rend compte qu'il lui manque une de ses valises. Il décide de reprendre immédiatement un taxi pour se rendre à l'aéroport afin de la retrouver. Hélas, son taxi est pris dans un accident de la route, la voiture tombe dans le fleuve et Harris se retrouve dans le coma. A son réveil, il souffre d'amnésie et découvre qu’un autre homme a pris son identité...
Avis: "Sans identité" est un thriller bien efficace et bien sympathique. Doté d'un très bon casting (Liam Neeson est quand même un sacré bonhomme, Diane Kruger est parfaite, January Jones belle comme jamais et Bruno Ganz fabuleux) et d'un scénario bien vu et bien ficelé, le film parvient aisément à être prenant de la première à la dernière minute. Ne souffrant d'aucun temps mort, on suit les aventures de ce docteur, complètement perdu et dépassé par les évènements, avec l'étrange sensation d'avoir du mal à reprendre notre souffle...c'est stressant à souhait. La grande force du scénario, c'est qu'il permet au spectateur d'échaffauder plusieurs théories sur ce qui arrive réellement au docteur Harris. Les clefs ne nous sont données qu'à la fin du film et les hypothèses possibles sont nombreuses. On peut hélas regretter que comme c'est le cas pour beaucoup de thrillers américains, le long métrage de Jaume Collet-Serra souffre de quelques incohérences et de quelques invraissemblances...mais bon, ils sont comme ça les ricains, on le sait à force...
Au final, un bon thriller, bien interprété et avec un scénario intelligent et efficace. A voir.
Real Steel
2020. Les sports de combat ne sont plus pratiqués par des humains. Ils ont été remplacés par des robots. Désormais, les combats sont incroyablement violents, mais ont au moins le mérite de ne plus faire de victimes. Charlie Kenton, un ancien boxeur, est devenu l'un des managers de robots, mais sa vie est loin d'être une réussite. Son robot est plutôt minable et il ne le fait combattre que dans des foires qui lui permettent à peine de survivre. Alors qu'il est au plus mal, Charlie doit gérer la garde de son fils, Max, un garçon de 11 ans qu'il n'a jamais connu et qui vient de perdre sa mère. Ensemble, ils vont unir leurs compétences pour créer un petit robot, Atom, qui va très vite se montrer capable de rivaliser avec les machines les plus puissantes...
Avis: Real Steel est une sorte de mix entre Rocky (le premier), Over the top (que des Stallone !!) et Transformers...le tout à la mode Disney. C'est plein de bons sentiments, c'est parfois assez cucul, mais ça reste un bon divertissement familial. Les effets spéciaux sont magnifiques (en plus, pour une fois, on ne nous colle pas une 3D inutile), les scènes de combat sont très efficace, Jackman est beau et à trop la classe, le petit Dakota, qui joue Max est excellent et en plus, y a la belle Evangeline Lilly...bref, un film sympathique qui devrait plaire aux jeunes garçons et à leurs papas...
Les aventures de Tintin "Le secret de la Licorne"
Alors qu'il se promène dans une brocante, Tintin, jeune reporter, fait l'acquisition de la maquette d'un bâteau, "La Licorne". Dès lors, il se retrouve entraîné dans une aventure mouvementée et perilleuse qui va le conduire à la recherche d’un fabuleux trésor...
Avis: Excellent !! J'avais lu quelques mauvaises critiques qui trouvaient le design grossier et moche...franchement, on n'a pas du voir le même film. L'animation est superbe, les traits des personnages respectent le travail d'Hergé tout en proposant une vision plus moderne (3D et synthèse) et l'action est omni-présente et très efficace. Le méchant est très classe. Un seul petit regret, on a l'impression que le film ne se termine pas vraiment...Steven Spielberg et son nouveau copain Peter Jackson nous réservent déjà une suite...Il ne reste plus qu'à être patient...
Spielberg est un grand Monsieur du Cinéma quand même... A voir.
Frère de lait
Un petit village de campagne quelque part en France. Deux jeunes adultes. Un noir et un blanc. Ils se disent frères. Ils ont en fait été adoptés par un couple de paysans, du coup, ils se sentent comme des jumeaux, malgré la différence de leurs couleurs de peau. L'ambiance pesante de la campagne et les préjugés des habitants les décident à quitter tout ça, à assouvir leur rêve de liberté, et quel meilleur endroit pour cela que la capitale ?? Leur objectif, retrouver une jolie parisienne qu'ils avaient rencontré dans une boîte de nuit et qui leur avait fait miroiter toutes les qualités de la vie à Paname...
Avis: Bocquet et Gefe nous offre une bande dessinée plutôt intéressante.
J'ai tout d'abord apprécié le dessin d'Andréas Gefe, très stylisé et dont le côté sombre (renforcé par la mise en couleur) colle parfaitement à cette histoire pessimiste.
Le scénario de José-Luis Bocquet est en revanche moins convaincant. Le début de l'intrigue est pourtant très intéressant, mais certains points ne sont pas assez développés. C'est hélas souvent ce qu'on peut reprocher aux one-shots. L'intrigue est traitée vraiment trop rapidement pour nous permettre de nous attacher à ces deux personnages. C'est vraiment dommage, car il y a de très bonnes idées dans cette bd, comme le fait que les relations des deux personnages avec les gens qui les entourent s'inversent complètement une fois qu'ils sont à Paris (en raison de la couleur de leur peau). "Frère de lait" aurait vraiment gagné à avoir une histoire d'avantage étoffée, en abordant par exemple un peu plus leur vie à la campagne...dommage. Ca reste une bd à découvrir.
La peau de l'ours
Après son passage très mouvementé dans la banlieue (cf "Béton armé"), Jean Christophe décide de partir s'oxygéner un peu avec Anne, sa compagne. Et quel meilleur endroit que la montagne pour ressourcer un peu ?? Les voilà donc partis dans la vallée d'Aspet où ils doivent séjourner chez Eric Pétrin, un militant écolo que connais bien Anne.
Dès leur arrivée, ils comprennent que la situation est très tendue dans la vallée. Les écologistes sont en conflits avec les chasseurs et les éleveurs de moutons. En effet, ces derniers sont favorables à l'ouverture d'un tunnel qui devrait redynamiser l'économie de la région, ce que conteste les écologistes qui pensent que cela aurait des conséquences terribles sur l'environnement et sur la qualité de vie dans la vallée d'Aspet...pas sûr que la vie montagnarde soit beaucoup plus calme que la vie dans la banlieue...
Avis: Chauzy n'a pas son pareil pour aborder des thèmes sensibles et parfois même dramatiques sur un ton pourtant très humoristique. Dans le tome précédent, il abordait les difficultés de la banlieue, dans celui-ci, il nous parle de lutte pour la défense de l'environnement, de magouilles politiques, d'intérêts économiques, de l'isolement de certains villages...c'est plutôt marrant et assez bien vu. Le dessin et la mise en couleur sont une fois encore une réussite. Chauzy a un style immédiatement identifiable et son trait humoristique est parfait pour nous conter les aventures rocambolesques et mouvementées de ce pauvre Jean-Christophe qui est décidément toujours là où il ne faut pas. Une bd très sympa.
Trop n'est pas assez







